En Inde, le parti « Cafard » de la génération Z canalise la colère des jeunes
Synopsis: La plus grande manifestation en ligne contre le règne de 12 ans du Premier ministre indien Narendra Modi a commencé par une seule réponse satirique. Mais cela a rapidement fait boule de neige, gagnant plus de 23 millions de followers sur Instagram. Abhijeet Dipke, 30 ans, et son Cockroach Janta Party (CJP) sont devenus extrêmement populaires en quelques jours seulement. Le groupe prétend parler au nom « des paresseux, des chômeurs et des vertueux chroniques ». Cette augmentation reflète le profond mécontentement de la jeunesse indienne, qui représente plus de la moitié des 1,42 milliard d’habitants du pays. Dipke, un stratège en relations publiques basé à Boston, a clairement exprimé ses intentions la semaine dernière : « C’est un mouvement avec lequel nous allons aller de l’avant, et je retourne en Inde pour pouvoir faire avancer ce mouvement, demander des comptes au gouvernement et changer le discours politique dans ce pays. » L’impulsion a commencé le 16 mai, lorsque Dipke a posté sur X : « Que se passerait-il si tous les cafards se réunissaient ? des jeunes au chômage aux insectes qui courent partout. Depuis lors, M. Dipke a fait face à des menaces, à des tentatives de piratage informatique et à des critiques de la part des dirigeants du parti au pouvoir. Un haut ministre a accusé le groupe d’utiliser l’insecte comme symbole et de porter atteinte à la démocratie indienne. L’emploi, ou le manque d’emploi, est la clé de cette hausse. Le taux de chômage de l’Inde en 2025 était de 3,1 % dans l’ensemble, mais de 9,9 % pour les 15 à 29 ans. Ce chiffre est plus élevé dans les zones urbaines que dans les zones rurales. L’avocat Prashant Bhushan a déclaré que le mouvement pourrait poser des problèmes au parti Bharatiya Janata du Premier ministre Modi, établissant des parallèles avec les soulèvements de la génération Z au Népal et au Bangladesh voisins. M. Modi domine la politique indienne depuis son arrivée au pouvoir en 2014. Mais le chômage des jeunes contribue à fissurer son image soigneusement construite de force et de stabilité. Pour l’instant, le CJP est à la fois un mouvement et un mème et non officiellement un parti politique. Mais la jeunesse indienne et le Premier ministre suivront de près la situation pour voir si la situation évolue.

