
La couverture du 1er février 2016 du magazine Fortune, illustrée par le designer Stephen Chan, basé à Liverpool, avertissait que le bilan de l’introduction en bourse d’une licorne de l’industrie technologique, d’un milliard de dollars, approchait à grands pas. L’illustration représente une horde de licornes se précipitant vers la sortie, et la ligne sur la couverture met en garde contre un effondrement du marché des introductions en bourse. Certaines des histoires notables de cette fonctionnalité incluent Lending Club, dont l’introduction en bourse a été sursouscrite 20 fois mais dont le prix a chuté de 50 % par rapport à son sommet en un an après la négociation, et GoPro, qui a atteint un sommet de 94 $ par action peu de temps après son introduction en bourse (actuellement négocié à 0,68 $). On dit que cette année sera l’année des introductions en bourse de plusieurs milliards de dollars. SpaceX a été rendu public pour la première fois en juin, et OpenAI et Anthropic visaient également des débuts grandioses.
De nombreux investisseurs particuliers voulaient une part des activités aérospatiales d’Elon Musk, et la frénésie entourant l’introduction en bourse a propulsé l’action de SpaceX à un niveau record de 176 $ dès son premier jour de cotation, consolidant ainsi son statut de plus grande introduction en bourse de l’histoire. Mais depuis lors, l’action SpaceX n’a cessé de chuter, faisant exploser 1 000 milliards de dollars de son plus haut. Il est conseillé aux investisseurs avisés de suivre la stratégie d’Amanda Gelt pour suivre les rendements, lire les prospectus et être patients. Une décennie après que le magazine Fortune a averti que les investisseurs et les futurs PDG exagéraient les entreprises technologiques, le marché montre une fois de plus que même si le battage médiatique peut alimenter des introductions en bourse record, il ne peut pas soutenir des valorisations d’un milliard (ou d’un billion) de dollars.
Cet article paraît dans le numéro d’août/septembre 2026 du magazine Fortune.

