Les ministères, les agences d’État et les administrations régionales sont prêts à appliquer la politique de travail à distance récemment annoncée pour les fonctionnaires, alors que le gouvernement cherche à conserver les approvisionnements énergétiques dans un contexte de flambée des prix mondiaux provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
La politique de travail à distance a été annoncée mardi soir par le ministre coordinateur de l’Économie, Airlangga Hartarto, en marge d’une visite présidentielle à Séoul, en Corée du Sud, dans le cadre de mesures d’économie d’énergie appelées « politique de transformation de la culture de travail en huit points ».
Les fonctionnaires aux niveaux central et régional commenceront à travailler à domicile tous les vendredis à partir de cette semaine, la politique devant être revue tous les deux mois, tandis que le secteur privé est encouragé à envisager des dispositions similaires. Cette politique devrait permettre d’économiser 65 000 milliards de roupies (3,8 milliards de dollars).
Des exemptions s’appliqueront aux fonctionnaires travaillant dans des secteurs jugés essentiels, notamment les soins de santé, la sécurité, l’énergie, l’approvisionnement en eau et en nourriture, les transports, la logistique, le commerce et la finance.
Les politiques d’économie d’énergie comprennent également la limitation des ventes de carburant, la réduction de moitié de l’utilisation des véhicules officiels et la réduction des budgets de voyages officiels de 50 pour cent pour les voyages intérieurs et de 70 pour cent pour les voyages à l’étranger.
Les ministères et les administrations régionales n’ont pas tardé à saluer la politique de travail à distance, citant l’alignement sur les directives du président Prabowo Subianto visant à prendre des mesures « proactives » pour atténuer l’incertitude croissante sur les marchés mondiaux de l’énergie.
« Nous suivrons les directives du président (…) pour le bénéfice de tous », a déclaré le directeur général de l’immigration, Hendarsam Marantoko, au ministère de l’Immigration et des Services pénitentiaires, cité par Antara.

