La Commission européenne a reporté pour la deuxième fois la soumission d’un important paquet sur la souveraineté technologique, selon un nouvel ordre du jour d’une conférence universitaire publié lundi soir.
Des mesures dans plusieurs domaines techniques clés devraient être adoptées le 27 mai. Initialement prévu le 25 mars, il a déjà été reporté au 15 avril.
Interrogé par Euractic sur la raison de ce dernier retard, un porte-parole du pouvoir exécutif européen n’a pas immédiatement répondu.
Les futurs packages incluent le Cloud and AI Development Act (CAIDA), le Chip Act 2, une stratégie sur l’open source et une « feuille de route stratégique » pour la numérisation et l’IA dans le secteur de l’énergie.
CAIDA a été présenté comme un élément clé des efforts de l’UE en faveur de la souveraineté technologique, la Commission européenne devant proposer une définition d’un cloud « souverain ». La législation proposée assouplirait également les règles sur la construction de centres de données afin d’encourager la construction d’infrastructures numériques dans l’UE dans le contexte de la course mondiale à l’IA.
Dans le même temps, la deuxième loi sur les puces fait suite à la première loi sur les puces, rédigée sous l’ancien commissaire technique européen Thierry Breton, qui est largement considérée comme n’ayant pas atteint son objectif d’augmenter la fabrication de semi-conducteurs dans l’UE.
Selon un document de consultation de la Commission européenne publié en janvier, la stratégie open source prévue vise également à faire progresser les objectifs de souveraineté en développant les projets de logiciels open source, qui sont souvent développés par des bénévoles non rémunérés, pour devenir une alternative commercialement viable à la technologie américaine.
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