
Le président Donald Trump a annoncé qu’il porterait à 15 % les droits de douane mondiaux de 10 % annoncés la veille, en réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis selon laquelle le système tarifaire était illégal.
« En tant que président des États-Unis, avec effet immédiat, j’augmenterai les droits de douane mondiaux de 10 % sur les pays qui ont été « retirés » des États-Unis pendant des décennies (jusqu’à mon arrivée !) jusqu’au niveau de 15 % entièrement autorisé et légalement vérifié, sans représailles (jusqu’à mon arrivée !) », a déclaré le président Trump dans une publication sur les réseaux sociaux samedi.
Quelques heures après la décision de la Cour suprême de vendredi, le président Trump a décidé de maintenir sa politique commerciale en imposant des droits de douane de 10 % sur les produits étrangers dans le monde entier.
Le président Trump applique de nouveaux droits de douane de base en vertu de l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974, qui lui permet d’imposer des droits de douane pendant 150 jours sans l’approbation du Congrès. Obtenir son approbation pourrait s’avérer difficile car les démocrates et certains républicains s’opposent à certains éléments de sa politique commerciale.
Les tarifs initiaux de 10 % annoncés vendredi par le président Trump devaient entrer en vigueur le 24 février à 0 h 01, heure de Washington, selon une fiche d’information de la Maison Blanche. Il doit prononcer ce soir-là son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès à Washington. Dans son message de samedi, le président Trump n’a pas précisé quand les tarifs seraient augmentés.
La Cour suprême a statué vendredi à 6 voix contre 3 que le recours par le président Trump aux lois fédérales d’urgence en vigueur depuis longtemps pour justifier des tarifs « réciproques » était illégal. En avril dernier, il a imposé des droits de douane allant de 10 à 50 % à des dizaines de partenaires commerciaux des États-Unis en vertu de la Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux.
La Maison Blanche et le Bureau du représentant américain au commerce n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

