La Coupe du monde 2026 arrive en Amérique du Nord sous la forme d’un monstre géant et sans visage.
À bien des égards, ce sera l’événement sportif le plus épique de tous les temps. Un spectacle de six semaines de football, de culture et de nationalisme captivera la planète. Il ne sera pas omniprésent aux États-Unis parce que rien n’a jamais existé auparavant, mais il attirera l’attention du grand public américain. Dans un sens, c’est déjà le cas.
Mais le problème existe et continue depuis des années : il n’a pas de visage américain.
Nous avons des superstars comme Lionel Messi, mais aussi des précédentes Coupes du monde et des ligues nationales de football. Des milliers de personnes ont organisé l’organisation, mais une seule personne souhaitait être sous les projecteurs : le président de la FIFA, Gianni Infantino. Infantino s’est positionné comme un porte-parole et un vendeur vedette, mais le public américain a rapidement compris ses affirmations exagérées et son intérêt personnel. Des millions de fans de sport ici sont enthousiasmés par la Coupe du monde, mais beaucoup ont du mal à identifier la source de cet enthousiasme : où le canaliser.
Et à partir de vendredi, c’est au tour de l’équipe nationale masculine des États-Unis. Comme chacun le sait, l’USMNT peut combler ce vide.
Celui qui marquera le but décisif lors du match d’ouverture de la saison vendredi contre le Paraguay deviendra instantanément le visage de l’Amérique dans le tournoi et apportera un air frais et patriotique au tournoi.
D’ici là, les prix et la politique resteront les sujets de discussion de cette Coupe du Monde. Le visage de l’Amérique était le capitalisme dans sa véritable forme. Les épiceries et les chauffeurs Uber savent deux choses : les billets étaient d’un prix prohibitif et Infantino a remis un « prix de la paix » au président américain Donald Trump deux mois avant que les États-Unis et Israël ne lancent une attaque contre l’Iran.

