Paris– PARIS (AP) — La saison de la mode printanière s’est terminée avec des silhouettes visibles à un pâté de maisons.
Alors que la Fashion Week de Paris se terminait cette semaine après d’innombrables débuts et rafraîchissements, trois tendances étaient là pour rester. Ses épaules sont devenues plus larges et sa veste a attiré davantage l’attention. La peau était exposée selon les préférences du porteur. Et la mode habillée et formelle est de retour. C’est plus léger, plus simple et plus adapté à la vie réelle, pas seulement au tapis rouge.
S’il vous plaît, appelez-le « Paris ». Une réponse franche à une année nerveuse. Des vêtements qui resserrent vos épaules, prennent soin de votre corps et vous donnent un impact direct au travail pendant la semaine.
La capitale française reste la porte d’entrée ultime de la mode et la ville de fin de saison, de sorte que les tendances observées ici se propageront rapidement dans les rues principales de New York, Los Angeles, Tokyo et au-delà.
Les célébrités ne sont pas étrangères à la mode, mais leur attrait ne cesse de croître, et cette saison encore, elles ont eu l’impression d’être au premier plan.
La duchesse Meghan en Balenciaga, Madonna en Saint Laurent, Kim Kardashian en Maison Margiela et Nicole Kidman au premier rang de Chanel.
L’arrivée de la star a transformé le moment précédant la première apparition en un moment de diffusion. Les concepteurs ont réagi en conséquence.
L’émission de cette semaine a mis en lumière l’impact de l’ère numérique. Les défilés de mode dirigés par des célébrités touchent désormais un public mondial en ligne. Les créations doivent donc être superbes en personne et devant la caméra. Les looks les plus réussis sont ceux qui sont mémorables en live et qui se démarquent dans des clips rapides et accrocheurs.
Le premier et le plus fort changement a été la mise sous tension du haut. La veste a des épaules larges et des lignes épurées.
Saint Laurent a mis l’ambiance avec des épaules de rasoir noires. Mugler a ramené Hourglass sans s’excuser. Givenchy a atténué l’inflation, mais a maintenu son autorité. Céline a proposé un uniforme quotidien composé de blazers et de pantalons impeccables.
Chanel, qui peut pencher vers le glamour, a également allégé ses costumes et raccourci ses vestes pour créer du mouvement. Le message est simple. La saison des slouch est terminée et le tailleur est de retour.
Le résultat est un look transparent qui n’est pas fragile. La transparence de Givenchy peut être lue comme une force. La dentelle de Dior était aérée sans être contraignante. Les épaisseurs près du corps de Saint Laurent mettent l’accent sur l’ouverture. Les tailles basses sont de retour dans une main plus ferme. McQueen a ramené son ancienne ligne taille basse sans l’élément de choc.
Chanel a rendu hommage à ses racines de sous-vêtements et Hermès a suivi un parcours équestre jusqu’à la ville. La lutte pour la position de la taille est de retour, mais le choix appartient à celui qui le porte.
La mode habillée et formelle est de retour. C’est plus léger, plus simple et fait pour la vraie vie, pas seulement pour le tapis rouge. Paris s’est rappelé comment jouer du drame sans gravité.
Balenciaga dégageait un volume épuré et sculptural, grand et photogénique, mais enveloppé de lumière. Valentino utilise la décoration du cadran pour créer un espace avec de la couleur et de la coupe. Westwood a conservé son esprit bruyant, mais l’a interrompu et est passé à autre chose. Louis Vuitton transpose la grandeur dans la vie de tous les jours. La cape s’est détachée du porte-costumes et a été exposée au soleil chez Dior. Facile à porter, facile à ajuster et instantanément spectaculaire.
Même les plumes étaient inspirées des maisons. C’est certes attrayant, mais il est conçu pour être parcouru. S’habiller n’est pas fini. Je viens de pointer ma carte de pointage.
À Milan, Louise Trotter de Bottega Veneta a mis en pratique les atouts de la maison, en présentant des vêtements d’extérieur intrecciato sophistiqués et des tricots chatoyants qui soulignent l’ambiance légère et à grandes épaules de cette saison. Et chez Versace, le nouveau responsable créatif Dario Vitale a fait passer la marque d’Olympus à la vie de tous les jours. C’est sexy, légèrement défait et une coupe vivante qui est plus qu’une simple pose.
L’artisanat et la technologie se rencontrent tranquillement, ce qui donne un tissu qui semble plus riche mais qui semble plus léger. Le sac est devenu plus pratique. Ces pièces ne veulent pas de vitrine. Je ne veux pas d’éraflures ni d’usures répétées. Depuis New York, Michael Kors a poussé la même idée vers un monde qui se réchauffe. Une couche légère et inspirée du désert qui respire et bouge plutôt que de s’accrocher à vous.
Les couleurs parlaient également clairement. Des LED noires encadraient les larges épaules, donnant à la nouvelle combinaison une finition soignée, mais l’exception lumineuse était davantage utilisée comme un surligneur que comme un pot de peinture. Lorsque vous vous promenez en ville, vous voyez d’abord des choses sombres, puis des couleurs semblables à des joyaux. Et le test du minimalisme américain a été appliqué. La leçon de Calvin Klein consistant à éliminer l’excès et à laisser la forme faire le travail a résonné tout au long du défilé.
S’il existe une légende parfaite pour la semaine, c’est Rick Owens qui l’a fournie lorsqu’il a fait patauger des mannequins dans l’eau, prônant la persévérance dans des situations inconfortables. Paris le prit au mot.
Les meilleurs looks ne consistaient pas à chasser les moments viraux. ils ont fait leur travail. Une veste résistante qui corrige votre posture. Une robe transparente qui ne clignera pas des yeux. Une cape qui transforme votre trajet en votre porte d’entrée. C’est un centre de mode qui rappelle à tous que l’audace et la commodité peuvent être à parts égales trois tendances communes : de grandes épaules, une vraie peau et s’habiller pour de vrai.

