Le Pakistan sous pression avant les négociations sur la guerre avec l’Iran (analyste)
Histoire : :: Purcellville, VA / 9 avril 2026 Le Pakistan fait face à des pressions à l’intérieur et à l’extérieur alors qu’il négocie la paix entre les États-Unis et l’Iran, disent les analystes :: Kamran Bokhari, chercheur principal résident, Council on Middle East Policy « D’abord et avant tout, s’il y a le chaos à cause de la guerre et que le régime iranien est affaibli et qu’il y a un chaos interne au sein du pays, en particulier au Sistan et au Baloutchistan. Alors pourquoi la situation est-elle si mauvaise pour le Pakistan ? Parce que le Pakistan a déjà du mal à faire face à la fois à l’insurrection du TTP et à l’insurrection baloutche dans la région à l’ouest de l’Indus. » « Il y a une deuxième pression sur le Pakistan, à savoir que si cette guerre continue et que l’Iran devient agressif et intensifie ses attaques contre l’Arabie saoudite, l’accord de défense stratégique mutuelle du Pakistan sera déclenché. Et le Pakistan ne veut pas s’engager dans cette voie. Le Pakistan entrera militairement dans la mêlée. Nous ne voulons pas être poussés en Iran, mais dans ce scénario d’escalade de la guerre, nous pourrions y être poussés. » Jeudi 9 avril, les autorités ont effectivement bouclé certaines parties de la capitale, Islamabad, suite à l’arrivée d’un avion de responsables iraniens dirigé par le vice-président J.D. Vance vendredi 10 avril. Après avoir amené Washington et Téhéran à la table des négociations samedi 11 avril, les responsables pakistanais tenteront d’orienter les négociations vers un accord permanent, ont indiqué des analystes. Le rôle du Pakistan marque un renversement de fortune stupéfiant pour ce pays qui, il y a à peine un an, était relégué en marge de la diplomatie. Si le dialogue de samedi réussit, il contribuera grandement à maintenir sa nouvelle importance, mais un échec pourrait saper l’apparence du succès. Les analystes estiment que l’attaque de samedi à Islamabad est susceptible d’accroître le mécontentement des États du Golfe alliés aux États-Unis et qui ont été attaqués par l’Iran pendant le conflit. Il entend également faire pression sur les États-Unis pour qu’ils prolongent le cessez-le-feu au Liban, où le Premier ministre libanais a demandé le soutien de Sharif pour mettre fin immédiatement aux attaques contre Israël. L’Iran a déclaré qu’il était sur le point de répondre par une attaque contre le Liban lorsque le Pakistan est intervenu mercredi.

