Dernière mise à jour :15 février 2026, 14h30 IST
Les marques indiennes réinventent la positivité corporelle en allant au-delà des étiquettes de taille et en promouvant la confiance, la dignité et l’expression de soi sans jugement.

Les leaders de la mode indienne soulignent que la véritable positivité corporelle est une question de dignité, de confiance et d’expression de soi, et non de rétrécissement, d’épinglage ou de s’adapter aux normes imposées.
La positivité corporelle se réduit souvent à des conversations sur les chiffres, le tour de taille, les mesures et les étiquettes de taille. Mais ce n’est pas vraiment le tissu ou la coupe qui compte. C’est une question de dignité. Il s’agit de liberté. Et plus important encore, récupérer un espace dans le monde qui fournit constamment des informations sur la façon dont le corps devrait ressembler, bouger et exister.
Dans le paysage de la mode indien en évolution, une nouvelle génération de marques choisit de remettre en question ces normes imposées. Ils font passer la conversation de la correction à la confiance, de la validation à l’expression de soi.
«Chez SNITCH, nous pensons que la positivité corporelle va au-delà des tableaux de tailles et des catégories», a déclaré Chetan Siyal, directeur marketing de SNITCH. « Pour nous, il ne s’agit pas de redessiner le corps, il s’agit de supprimer le jugement. Avec « Tout le monde a une opinion », nous avons voulu faire passer l’histoire des hommes d’une quête de légitimité à une affirmation de liberté. »
Depuis des décennies, les débats sur l’image corporelle dans la mode se concentrent largement sur les femmes. Mais les hommes ont également surmonté la pression silencieuse qui les obligeait à être plus larges, plus minces, plus grands et plus résistants. Attendre des gens qu’ils se conforment à des idéaux rigides laisse peu de place à la vulnérabilité et à l’individualité.
« Les hommes n’ont pas besoin de la mode pour se « réparer » », a ajouté Siyal. « Ils ont besoin de confiance pour s’exprimer sans étiquettes ni commentaires non sollicités. En tant que marque de startup indienne, nous pensons qu’il est de notre responsabilité de construire une culture où le style est un outil d’expression de soi plutôt que d’autocensure. »
Cette idée selon laquelle la mode doit donner du pouvoir, et non pas corriger, se reflète dans les marques émergentes indiennes, qui considèrent les vêtements comme une célébration plutôt que comme un camouflage.
« La positivité corporelle va bien au-delà de la taille, c’est une question de dignité, de choix et de liberté par rapport aux normes imposées », déclare Tejasvi Madan, fondateur de BeyondBound. « Chez BeyondBound, nous pensons que la mode ne devrait pas demander aux gens de rétrécir, de se cacher ou de se « réparer » pour avoir leur place. »
Le langage de la « réparation » du corps façonne depuis longtemps le marketing de la mode, suggérant que la confiance doit être gagnée, entraînée ou achetée. Mais une nouvelle vague de marques insiste sur le fait que la confiance ne s’accompagne pas de conditions.
« La mode indienne a le pouvoir de changer ce récit en célébrant l’individualité plutôt qu’en la corrigeant », explique Madan. « Pour nous, il ne s’agit pas seulement d’une taille inclusive. Il s’agit de construire une communauté où l’exercice n’est pas une punition, où la confiance n’est pas conditionnelle et où l’expression de soi existe sans excuses ni peur. »
Dans un pays aussi diversifié en termes de culture, de climat, de langue et de types corporels que l’Inde, les opportunités de redéfinir la beauté sont immenses. La véritable inclusivité s’étend au-delà des gammes de tailles croissantes. Cela signifie concevoir sans hypothèses, commercialiser sans hypothèses et créer des espaces où les consommateurs se sentent vus plutôt que scrutés.
Par conséquent, la positivité corporelle est moins une question d’esthétique qu’une question d’action. C’est le droit d’occuper l’espace sans explication. Le droit de porter des couleurs sans commentaire. Le droit d’expérimenter, d’évoluer et d’exister sans être jugé par rapport à l’idée de quelqu’un d’autre sur ce qui est acceptable.
Lorsque les marques choisissent de supprimer le jugement au lieu de le renforcer, la mode devient plus qu’un simple tissu. Cela devient une affirmation. Cela devient une rébellion silencieuse contre la honte. Cela devient un miroir qui reflète les gens tels qu’ils sont, et non ce qu’on leur dit.
Il y a quelque chose de puissant dans ce changement. C’est un avenir où le style ne demande à personne de se recroqueviller, de se taire ou de se corriger, mais simplement de se montrer sans vergogne.
15 février 2026, 14h30 IST

