Bien que la prédisposition génétique et les expositions environnementales restent importantes, il est de plus en plus reconnu qu’il existe également des facteurs modifiables liés au mode de vie qui contribuent à la carcinogenèse thyroïdienne. La prévention est donc non seulement possible, mais essentielle.Plusieurs études épidémiologiques ont démontré que l’obésité est un facteur de risque indépendant de cancer différencié de la thyroïde. Les mécanismes possibles incluent une inflammation chronique de bas grade, une hyperinsulinémie et une perturbation de la signalisation de l’adipokine. Atteindre un indice de masse corporelle sain grâce à une activité physique régulière et à une alimentation équilibrée peut réduire ce risque et améliorer encore les bénéfices métaboliques.
2. Utilisation prudente des rayonnements
L’exposition aux radiations est l’un des principaux facteurs de risque de cancer de la thyroïde, surtout si elle est exposée tôt dans la vie. Par conséquent, les examens inutiles tels que les examens tomodensitométriques de routine doivent être évités. Si des tests radiologiques sont absolument nécessaires, le fait de protéger la glande thyroïde réduit le risque. Les médecins doivent soigneusement peser les avantages à court terme de ces examens par rapport aux risques potentiels à long terme, en particulier lorsqu’ils traitent des enfants.La prévention globale du cancer repose sur une alimentation riche en plantes, axée sur les fruits, les légumes et les aliments à grains entiers. Il existe des preuves selon lesquelles augmenter votre consommation de légumes, en particulier de légumes crucifères, peut protéger contre le cancer de la thyroïde. Bien que certaines études suggèrent un lien entre une consommation modérée d’alcool et un risque réduit de cancer de la thyroïde, il est important de rappeler que l’alcool est un cancérogène de classe I pour certains cancers de la tête et du cou. Par conséquent, l’alcool doit être complètement évité.Bien que la relation causale entre le tabac et le cancer de la thyroïde soit moins prononcée qu’avec d’autres cancers des voies aérodigestives, le tabagisme affecte négativement la fonction thyroïdienne et provoque certains cancers de la tête et du cou. Arrêter complètement de fumer est une mesure préventive importante.
5. Examen du cou et reconnaissance des premiers symptômes
La plupart des tumeurs thyroïdiennes sont initialement découvertes comme une masse accidentelle du cou. Les patients doivent continuer à surveiller tout nouveau gonflement, enrouement, difficulté à avaler ou lymphadénopathie cervicale inexpliquée. Une évaluation précoce de ces symptômes par un professionnel permet un diagnostic et un traitement précoces.
6. Stress et cancer de la thyroïde
Bien qu’il existe peu de preuves suggérant un lien direct entre le stress et le cancer de la thyroïde, le stress psychologique chronique peut affecter les fonctions immunitaires et endocriniennes. L’intégration d’interventions de réduction du stress telles que le yoga, la méditation et l’exercice peuvent indirectement contribuer à améliorer la fonction thyroïdienne et rendre le traitement plus résistant en cas de développement d’un cancer.
7. Surveillance et dépistage adaptés au risque
Les patients atteints du syndrome familial du cancer de la thyroïde, d’une radiothérapie de la tête et du cou pendant l’enfance ou d’antécédents familiaux favorables méritent un programme de surveillance conçu individuellement. Des tests de laboratoire réguliers et une évaluation échographique, selon les indications cliniques, restent la pierre angulaire de la détection précoce pour le grand public.La prévention du cancer de la thyroïde repose sur la gestion des facteurs de risque modifiables, l’éducation des patients et la surveillance précoce des populations à haut risque.Dr Shilpi Agrawal, consultant en oncologie chirurgicale de la tête et du cou, HCG Cancer Center, Borivali

