Dernière mise à jour :1er février 2026, 15h04 IST
Aujourd’hui, la combinaison du corset et du ghagra est devenue une nouvelle expression de mode. Cependant, les deux vêtements ont des origines sur des continents différents et ont des histoires complexes.
Les corsets sont apparus pour la première fois en Europe au XVIe siècle.
L’engouement pour le corset est évident sur Internet. Des flux Instagram aux tapis rouges, les corsets sont devenus un phénomène de mode majeur. L’un des vêtements les plus controversés de l’histoire de la mode, le corset est porté depuis des siècles. Ils ont symbolisé la beauté, le statut, la domination et la rébellion à plusieurs reprises.
Des sous-vêtements rigides à une déclaration de mode audacieuse et moderne, l’évolution des corsets reflète l’évolution des idées sur le corps et la féminité. Aujourd’hui, la combinaison corset et ghagra est devenue une nouvelle expression de mode surprenante, mais les deux vêtements ont des origines sur des continents différents et des histoires complexes enracinées dans la gestion et la tradition.
Evolution des corsets et des ghagra cholis
Les corsets sont apparus pour la première fois en Europe au XVIe siècle. Ceux-ci ont évolué de corsages renforcés à des vêtements étroitement structurés conçus pour façonner et contrôler le torse d’une femme. À l’époque victorienne, ces vêtements étaient presque obligatoires pour être une femme respectable. Une taille bien cintrée n’était pas seulement une déclaration de mode, mais aussi un indicateur de vertu, de discipline et de statut social.
De la même manière, le ghagra choli d’Asie du Sud en est venu à représenter l’identité régionale, la tradition et la féminité. Bien que beaucoup plus fluide que les corsets occidentaux, le ghagra aux décorations flamboyantes, combiné à des cholis, des dupattas et des bijoux ornés, régulait les mouvements, la posture et la présence publique. Les femmes apprenaient à marcher, à s’asseoir et à se comporter selon les règles tacites imposées par les vêtements.
époque victorienne et lacets serrés
Au 19ème siècle, les corsets sont devenus plus profilés et plus ajustés, soulignant la silhouette convoitée en sablier. Les lacets serrés sont devenus populaires, réduisant considérablement le tour de taille et soulevant des inquiétudes quant à la santé et à la mobilité des femmes. À la fin des années 1800, les médecins et les réformateurs sociaux critiquaient ouvertement les corsets car ils restreignaient la respiration et déplaçaient les organes internes. Cela a conduit à un mouvement de réforme vestimentaire qui prônait le confort et remettait en question les idéaux de beauté stricts.
Malgré les réactions négatives, les corsets ont continué à être soutenus en raison de leur association avec le statut et le glamour. De même, en Inde, des ghagras très décorés étaient souvent portés lors de longues cérémonies, restreignant les mouvements et privilégiant la beauté au confort.
Le début du XXe siècle a été un tournant, car des créateurs comme Coco Chanel ont rejeté les corsets stricts au profit de silhouettes plus libres qui permettaient aux femmes de bouger, de travailler et de respirer. L’ère des clapets a encore progressé, la courbe s’est aplatie et les commandes ont été facilement remplacées. En Inde, le mouvement indépendantiste a également influencé la mode, avec des ghaghras plus simples, des rideaux plus doux et des tissus tissés à la main qui sont devenus des expressions de liberté personnelle et politique.
Le retour du corset : le pouvoir sur la punition
À la fin du XXe siècle, les corsets faisaient un retour audacieux dans de nouvelles conditions. Le design emblématique de Jean Paul Gaultier pour Madonna a transformé le corset de sous-vêtement contraignant en armure intrépide. N’étant plus caché, il est devenu un symbole d’action et de performance. En Inde, des créateurs comme Sabyasachi Mukherjee et Manish Malhotra ont retravaillé les corsets pour en faire des chemisiers et des vêtements de mariée à la fois sculpturaux et luxueux.
Actuellement, des célébrités comme Deepika Padukone, Kangana Ranaut, Ananya Panday et Tara Sutaria portent des silhouettes inspirées du corset qui reflètent la confiance plutôt que la retenue.
Ghagra choli dans le monde de la mode moderne
Les ghagras modernes sont plus légers, plus élégants et ont un style déterminé. Les cholis lourds sont remplacés par des chemisiers courts. Dupatta est facultatif. De plus, les créateurs expérimentent des fentes, des corsages corsetés et des rideaux fluides qui signalent une transition vers la facilité et l’individualité. Mais la pression de paraître « convenablement traditionnel » éclipse toujours ces choix, en particulier lors des mariages.
La relation entre mode et liberté a toujours été compliquée. Le ghagra et les corsets ont une histoire de retenue et d’expression. Ce qui change maintenant, c’est le contrôle. La structure n’est plus imposée, mais choisie.
Delhi, Inde, Inde
1er février 2026, 15h04 IST

