
Le parlement pro-occidental de Moldavie a élu mardi l’homme d’affaires et investisseur Wasile Tofan au poste de Premier ministre, confiant ainsi au nouveau venu politique la responsabilité de diriger la candidature de l’ancienne république soviétique à l’adhésion à l’Union européenne.
Tofan, 44 ans, soutenu par la présidente Maia Sandu et le Parti d’action et de solidarité (PAS), a remporté les 101 sièges du Parlement moldave par 53 voix contre 21, avec 21 abstentions.
M. Torfan, qui était récemment associé principal de la société d’investissement ukrainienne Horizon Capital, est titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de la Harvard Business School et d’une licence et d’une maîtrise en administration publique de l’Université Erasmus aux Pays-Bas.
Sa sélection intervient trois semaines après que l’ancien Premier ministre Alexandre Munteanu a démissionné de son poste de Premier ministre après seulement huit mois, une décision surprise qui a automatiquement déclenché la démission du gouvernement. Munteanu n’a pas donné de raison précise pour sa démission, affirmant seulement qu’il n’était « plus en mesure d’exercer mes fonctions conformément à mes principes et convictions ».
M. Sandu, qui a nommé Tofan au poste de Premier ministre, avait déclaré à l’époque que pour que la Moldavie réalise ses ambitions d’adhésion à l’UE, « il doit y avoir une équipe forte et unie au sein du gouvernement ». Elle a ordonné à Toofan de proposer un nouveau cabinet après que le ministre précédent ait été contraint de démissionner.
Enclavée entre l’Ukraine à l’est et la Roumanie, membre de l’UE et de l’OTAN, à l’ouest, la Moldavie était une république soviétique jusqu’à ce qu’elle déclare son indépendance en 1991.
Principalement roumanophone mais avec une importante minorité russophone, la Moldavie a pris une nette orientation occidentale ces dernières années, faisant du pays un champ de bataille géopolitique entre la Russie et l’Europe.
Dans le cadre du processus d’adhésion à l’UE, la Moldavie et l’Ukraine ont entamé le mois dernier des négociations sur cinq chapitres liés aux valeurs et principes sur lesquels l’UE a été fondée, notamment l’État de droit, le respect des droits fondamentaux et le fonctionnement des institutions démocratiques.
Les deux pays ont également ouvert la semaine dernière un deuxième groupe axé sur les relations étrangères, la sécurité, la politique de défense, la politique commerciale, la coopération au développement et l’aide humanitaire.

