
Marine Le Pen a élargi son avance dans un sondage sur les préférences des électeurs avant l’élection présidentielle d’avril prochain après qu’un juge d’appel a raccourci sa suspension précédente et lui a permis de se présenter une quatrième fois.
Selon un sondage réalisé auprès de 1.503 adultes par la télévision BFM et le journal La Tribune d’Imanche Ellerbe, les candidats du Rassemblement national d’extrême droite obtiendraient entre 34% et 35,5% des voix au premier tour s’il se tenait ce dimanche. Il s’agit d’une augmentation de 3 points par rapport à l’enquête de mars.
Son plus proche rival serait Edouard Philippe, ancien Premier ministre centriste sous le président Emmanuel Macron. Il a reçu jusqu’à 19 % de soutien dans l’un des six scénarios testés. Jean-Luc Mélenchon, le leader d’extrême gauche de France Inboud, occupera la troisième place, à une exception près, qui comprend également l’ancien Premier ministre centriste rival Gabriel Attal.
Un sondage en ligne réalisé jeudi et vendredi indique que Le Pen battrait les trois candidats au second tour, mais avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points de pourcentage. L’élection finale aura lieu le 2 mai.
« Elle est en tête en termes de retraités et de métropoles, et est à égalité avec Edouard Philippe en termes de population active », a déclaré Bernard Sananes, président de l’Erab. « Ce qui était autrefois sa faiblesse ne l’est plus. »
Le Pen a déclaré sa candidature mardi après que la Cour d’appel de Paris a confirmé sa condamnation pour détournement de fonds de l’Union européenne, mais a réduit son interdiction de voter de cinq ans à 15 mois, qui a désormais expiré.
Elle a également été condamnée à un an de prison, et les juges ont déclaré que même si la peine ne serait pas attachée, une partie de la peine inclurait probablement l’obligation de porter une étiquette électronique. Elle a fait appel devant le plus haut tribunal du pays et a déclaré qu’elle calculait qu’elle était en mesure d’être élue présidente.

