Revolut a annoncé qu’elle ajouterait 116 millions de dollars (100 millions d’euros) et créerait 200 nouveaux emplois en France d’ici 2030. Cet engagement renforce un effort pluriannuel visant à faire de Paris une plaque tournante de l’innovation financière en Europe.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé cet engagement lundi lors du sommet Choose France 2026 à Versailles. Les engagements d’investissements étrangers lors de l’événement ont atteint un montant record de 108 milliards de dollars (93 milliards d’euros), avec plus de 15 000 postes prévus.
La France cimente la base de Revolut en Europe occidentale
Ce nouvel engagement s’appuie sur l’engagement de 1,16 milliard de dollars (1 milliard d’euros) de Revolut en 2025 pour son siège d’Europe occidentale à Paris.
La fintech cherche également à obtenir une licence bancaire française auprès de l’Autorité de régulation prudentielle (ACPR).
La France est déjà le plus grand marché de Revolut dans l’UE, avec environ 7 millions de clients. La fintech vise à compter 10 millions d’utilisateurs d’ici fin 2026 et 20 millions d’utilisateurs d’ici 2030, accélérant ainsi l’expansion du secteur bancaire européen.
Revolut a signé un bail de 10 ans pour un immeuble rénové dans le quartier de la Bourse. Ce site abritera le siège régional et devrait ouvrir début 2027.
« Revolut a choisi la France. Suite à notre investissement historique en 2025, le Groupe annonce un développement de 100 millions d’euros et la création de 200 emplois d’ici 2030, reflétant notre détermination à faire de la France le hub européen de l’innovation financière. Merci ! » Macron a écrit.
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Choisir la France pour réaliser des engagements records
L’annonce de Revolut s’est accompagnée d’un montant de 52 milliards de dollars (45 milliards d’euros) de SoftBank et d’engagements supplémentaires de Brookfield et Salesforce.
La plupart des nouveaux financements sont destinés aux centres de données et aux infrastructures d’IA en France.
M. Macron a présenté cette réussite comme la preuve que la France pouvait rivaliser avec Londres, Berlin et Amsterdam pour des investissements numériques coûteux.
Une licence bancaire française permettrait à Revolut d’étendre ses dépôts, ses crédits et ses prêts sous une supervision locale directe.
La plate-forme exploite déjà des services de cryptographie sous licence Markets in Crypto-Assets (MiCA) dans tout l’Espace économique européen par l’intermédiaire de son entité de cryptographie basée à Chypre.
Ces opérations n’ont pas été affectées par l’annonce de lundi.
L’approbation réglementaire façonnera la prochaine étape du pari parisien de Revolut. La question est désormais de savoir si la fintech peut mettre fin à sa licence avant que les néobanques européennes rivales ne se développent davantage.
Lire l’histoire originale Macron soutient l’effort français de 116 millions de dollars de Revolut alors que Paris obtient 200 nouveaux emplois dans le secteur des technologies financières par Lockridge Okoth sur beincrypto.com

