L’autre est la maladie hépatique liée à l’alcool (ALD). Bien que la consommation globale d’alcool à Singapour reste faible, l’ALD est en augmentation à l’échelle mondiale, en particulier chez les jeunes et pendant les périodes de forte consommation d’alcool. L’ALD représente environ 11 % des cas de cirrhose à Singapour et constitue un facteur de risque majeur de cancer du foie.
Ce passage d’une maladie hépatique virale à une maladie hépatique liée au mode de vie est alarmant, car il reflète une augmentation de l’obésité, du diabète et de l’inactivité physique.
Les régimes riches en calories, riches en graisses saturées, en sucres transformés et en glucides raffinés imposent une lourde charge métabolique au foie.
Même de courtes périodes de suralimentation, comme pendant la période des fêtes, peuvent provoquer une accumulation de graisse dans les cellules du foie, aggraver l’inflammation et altérer la sensibilité à l’insuline.
Les boissons sucrées et les desserts apportent du fructose à votre foie, qui se transforme en graisse. L’ajout d’alcool augmente la charge toxique sur le foie et augmente le risque de dommages à long terme.
derrière l’histoire
Mais la consommation de nourriture et d’alcool ne représente qu’une partie de l’histoire. Ces dernières années, les progrès scientifiques ont apporté un nouvel éclairage sur la façon dont la stéatose hépatique évolue vers le cancer du foie.
À titre d’exemple, des recherches menées au National Cancer Center de Singapour ont révélé que le déséquilibre des acides biliaires et la perturbation du microbiome intestinal jouent un rôle central dans le développement du cancer. Le premier est particulièrement important dans les cas liés au MASLD en tant que facteur de risque majeur de carcinome hépatocellulaire, un cancer primitif du foie.
Les acides biliaires font plus que simplement fonctionner comme liquides digestifs. Ils régulent le métabolisme, l’inflammation et la croissance cellulaire du corps. Lorsque leur équilibre est perturbé, cela peut provoquer des lésions hépatiques et la formation de tumeurs cancéreuses.
Ce déséquilibre des acides biliaires est étroitement lié aux modifications du microbiome intestinal, les milliards de bactéries qui vivent dans notre tube digestif. Un microbiome sain favorise l’absorption des nutriments, la stabilité immunitaire et la santé métabolique.
Cependant, les repas riches en graisses et en sucre, notamment ceux courants pendant la période des fêtes, peuvent perturber le fonctionnement normal.
Cela provoque de plus en plus une condition connue sous le nom de « perméabilité intestinale », dans laquelle les bactéries et les toxines « s’échappent » à travers la paroi intestinale, provoquant une inflammation du foie et accélérant la progression de la maladie.
Cette compréhension croissante de la relation intestin-foie met en évidence pourquoi les facteurs liés au mode de vie sont essentiels au risque de cancer du foie.

