Dernière mise à jour :30 décembre 2025, 10h17 IST
Mayur Jirotra raconte à News18 ce qu’elle veut explorer en 2026 et pourquoi les muses de Bollywood doivent défendre le savoir-faire.
Une des œuvres couture du couturier indien Mayur Girotra et (à droite) Sonam Kapoor.
Mayur Girotra Couture est comme une histoire avec d’infinies couches d’émotions. De l’utilisation de la broderie pour raconter des histoires intemporelles à la conception de pièces personnalisées pour les plus grandes stars de Bollywood, Mayyur est un champion de l’artisanat, et cela ne fait que s’améliorer à partir de là.
En 2026, Mayur Girotra souhaite brouiller les frontières entre techniques d’archives et surfaces contemporaines, et espère que Bollywood défendra l’artisanat non pas comme un costume, mais comme le reflet de son identité personnelle.
Quelles techniques de 2025 aimeriez-vous explorer davantage en 2026 ?
En 2025, la profonde implication de Rabari et Mochi dans le travail m’a vraiment marqué en tant qu’outil de narration, pas seulement de décoration. Je suis ravi d’utiliser la broderie pour raconter des histoires à plusieurs niveaux de mémoire, de généalogie, d’architecture, de cinéma et d’émotion. En 2026, nous souhaitons aller encore plus loin en brouillant les frontières entre techniques d’archives et surfaces contemporaines. Je continue de travailler sur des bases telles que le denim et les tissus de soie vintage, en espérant permettre au patrimoine de vivre, de respirer et d’évoluer plutôt que de rester figé dans le temps.
En tant que marque de haute couture axée sur l’artisanat, sur quels métiers indiens aimeriez-vous voir davantage l’accent en 2026 ?
Bien que le vocabulaire de l’artisanat indien soit vaste, de nombreux métiers exercent encore un pouvoir en silence plutôt que d’être visiblement célébrés. En 2026, j’adorerais voir la broderie régionale de Kutch, diverses techniques anciennes de confection de zardozi, des variations de gota et de rares traitements textiles tissés à la main. Je pense que ces métiers contiennent la sagesse de générations et mon effort a toujours été de les mettre au premier plan non pas comme de la nostalgie, mais comme une expression pertinente, luxueuse et émotionnellement résonnante de la haute couture indienne contemporaine.
Quelle contribution envisagez-vous pour l’avenir de la mode durable ?
Pour moi, la durabilité commence par la longévité et l’inspiration. Créer des vêtements qui sont chéris, préservés, portés encore et encore et transmis est la véritable forme de durabilité. Ma vision se concentre sur la couture lente, les éditions limitées, l’approvisionnement responsable, le soutien à la communauté artisanale et la garantie que l’artisanat est culturellement durable. En encourageant une consommation consciente et en investissant dans les compétences humaines plutôt que dans la production de masse. J’espère contribuer à l’avenir de la mode qui met l’accent sur la profondeur plutôt que sur la vitesse.
De grands noms du monde du cinéma ont joué les muses parfaites pour redéfinir le patrimoine et le textile indien en 2025. Qu’aimeriez-vous voir chez une muse de Bollywood en 2026 ?
Le cinéma a toujours été profondément lié à la mode, aux émotions et aux aspirations indiennes. Mon espoir pour 2026 est de voir les muses de Bollywood adopter la narration authentique plutôt que le spectacle et porter leurs traditions avec détermination, respect et individualité. J’espère qu’ils défendent l’artisanat non pas comme un vêtement mais comme le reflet de leur identité personnelle, et que les textiles indiens brillent avec honnêteté, grâce et puissance tranquille sur les plateformes mondiales et intimes.
Mayyur Girotra attend avec impatience 2026…
Pour moi, 2026 signifie raffinement, profondeur et évolution. J’ai hâte de raconter des histoires plus riches, de travailler plus étroitement avec les artisans, d’explorer de nouveaux récits de l’identité indienne et de présenter une haute couture intemporelle mais intrépide. Plus important encore, j’ai hâte de poursuivre ce voyage avec intégrité, où la mode n’est pas seulement portée, mais ressentie, mémorisée et vécue.
Delhi, Inde, Inde
30 décembre 2025, 10h17 IST

