Le groupe sud-coréen Samsung est en pourparlers pour investir des centaines de millions d’euros dans la start-up d’intelligence artificielle (IA) Mistral, dans le cadre d’un cycle de financement qui pourrait valoriser le groupe à environ 20 milliards d’euros (22,81 milliards de dollars), a rapporté mercredi le Financial Times, citant des personnes proches du dossier.

Cette photo montre un smartphone portable affichant des icônes pour les principales applications basées sur l’intelligence artificielle telles que LLM, les chatbots et l’IA générative. Les logos sont (de L) Lumo de Proton AG, Meta AI, Mistral Vibe (anciennement Le Chat), Grok de xAI, Copilot de Microsoft, Gemini de Google, Claude d’Anthropic, Perplexity, Deepseek, Chat GPT d’OpenAI, 15 juillet 2026, Notebook LLM de Google et l’application musicale générative d’IA Suno à Saint-Mandé, à l’est de Paris. (Photo de Martin LELIEVRE/AFP)
Le rapport indique que Samsung pourrait investir environ 1 milliard d’euros dans le nouveau cycle de financement, ajoutant que le fonds Scaleup Europe de l’investisseur suédois EQT était en pourparlers pour soutenir le cycle de financement.
En avril, Samsung a annoncé qu’il envisagerait les investissements et les acquisitions nécessaires pour accélérer le développement et la commercialisation dans le domaine de la robotique, tout en s’associant avec des entreprises locales pour le développement technologique.
Cela intervient après que Microsoft a accepté de dépenser des milliards de dollars pour l’infrastructure informatique de Mistral en Europe dans le cadre d’un accord qui étend la distribution de la technologie de la startup française d’IA via le géant américain du cloud et du logiciel Mistral, ont annoncé les sociétés mardi.
En Europe et ailleurs, on s’intéresse de plus en plus à la réduction de la dépendance à l’égard de la technologie américaine afin que d’autres pays puissent avoir davantage leur mot à dire dans leurs sociétés et économies futures.
Mistral approvisionne l’armée française et se positionne comme une alternative européenne aux géants technologiques américains alors que les gouvernements régionaux font pression pour une plus grande indépendance technologique.
Sa valorisation reste éclipsée par celle de ses pairs américains comme Anthropic.
Par ailleurs, une décision américaine a suspendu le mois dernier l’accès des étrangers à deux modèles avancés d’Anthropic, basé à San Francisco, rendant l’indépendance technologique plus urgente en Europe.

