Milpitas, Californie : Dans ses efforts continus pour livrer plus rapidement les articles du quotidien aux clients, Amazon a modifié ses attentes en matière de livraison, passant d’un délai de deux jours à un délai de livraison le jour même, voire une heure. Aujourd’hui, nous exploitons les robots, l’intelligence artificielle et même les lunettes pour gagner quelques secondes à chaque livraison.
Mercredi, Amazon, basé à Seattle, a dévoilé publiquement des lunettes avancées destinées aux livreurs pour la première fois depuis que Reuters a rapporté en exclusivité l’année dernière que l’entreprise était en train de les développer. Les lunettes, connues en interne sous le nom d’« Amelia », sont dotées d’un petit écran qui fournit des instructions, scanne un code de colis et prend une photo comme preuve de livraison.
Les lunettes pourraient remplacer les appareils portables encombrants du système de positionnement global actuellement utilisés par les conducteurs et fournir des conseils de navigation utiles, tels que la direction à prendre en sortant d’un ascenseur d’appartement ou comment éviter un chien agressif au domicile d’un client. Les lunettes reposent sur une paire de contrôleurs placés à l’intérieur du gilet du conducteur, et Amazon a résolu le problème de la durée de vie de la batterie en fournissant une batterie remplaçable, a indiqué la société.
L’annonce faite lors de l’événement logistique annuel d’Amazon « Delivering the Future » s’inscrit dans le cadre de l’attention particulière portée par l’entreprise aux « 100 derniers mètres », qui contribuent à l’étape finale coûteuse de la livraison au client. L’année dernière, l’entreprise a introduit un scanner pour fourgon de livraison qui éclaire les conducteurs pour les guider vers les colis à chaque arrêt, réduisant ainsi de plusieurs secondes le temps qu’il faudrait normalement pour lire une étiquette. Et en juin, il a montré aux journalistes une nouvelle carte numérique qui fournit des informations beaucoup plus détaillées sur les quartiers, les formes des bâtiments et les obstacles que, par exemple, Google Maps.
Mercredi également, le détaillant en ligne dévoilera un bras robotique qui, selon lui, peut travailler avec les employés de l’entrepôt pour récupérer et trier les articles des étagères afin d’exécuter les commandes plus rapidement et plus précisément. Amazon a affirmé que le robot, nommé Blue Jay, pouvait réduire les taux de blessures et travailler dans des espaces plus restreints que les robots comparables qui nécessitaient auparavant trois stations distinctes.
Amazon affirme que le robot est déjà utilisé dans un entrepôt en Caroline du Sud et prévoit de le déployer dans davantage d’installations dans les mois à venir, en particulier sur des sites dits semi-journés axés sur les livraisons en quelques heures.
Amazon a également annoncé son intention d’installer des systèmes d’intelligence artificielle dans ses entrepôts, en commençant par ceux du Tennessee, pour aider à gérer les opérations de haut niveau afin d’éviter les congestions et autres problèmes susceptibles de ralentir les opérations. Il n’était pas immédiatement clair comment Amazon envisage de déployer le logiciel ni qui y aura accès.
Le développement des robots d’entrepôt par l’entreprise devrait supprimer 160 000 emplois aux États-Unis au cours des deux prochaines années, a rapporté mardi le New York Times. Amazon a annoncé son intention d’embaucher 250 000 intérimaires pendant la période des fêtes.

