Deuxième engin non explosé découvert dans un lieu de rave illégal en France (ministre)
Une deuxième munition non explosée a été découverte dans une installation militaire française où des milliers de fêtards faisaient la fête lors d’une rave illégale depuis trois jours, a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur du pays. La rave non autorisée, connue sous le nom de « free party », a débuté vendredi dans un champ de tir près du centre-ville de Bourges, à environ 200 kilomètres (120 miles) au sud de Paris. Les organisateurs ont déclaré que jusqu’à 40 000 personnes de France et des pays voisins y avaient participé, ignorant les avertissements sur les dangers des munitions non explosées, mais le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a estimé ce nombre à 17 000. Philippe Le Moyne, Sursureur, autorité locale, a averti que danser sur ce site, qui remonte à la Seconde Guerre mondiale, était « extrêmement dangereux en raison des munitions non explosées ». Samedi soir, les démineurs ont été contraints d’intervenir après la découverte d’obus près de la route qui traverse le lieu de la fête. « Le deuxième incident est en cours de traitement », a déclaré Nuñez aux journalistes après avoir survolé le lieu de la fête en hélicoptère. « Quand le gouverneur nous a prévenus que c’était un terrain dangereux, il ne plaisantait pas. » Mais les organisateurs ont déclaré qu’ils avaient délibérément choisi le stand de tir près de Bourges, la ville natale de Nuñez, pour protester contre un projet de loi visant à durcir les sanctions contre les organisateurs libéraux et leurs participants. Les organisateurs ont insisté sur le fait qu’il n’y avait pas eu d’incidents majeurs, mais Nunez a contesté cette version. Selon lui, 12 personnes ont été transportées à l’hôpital, notamment « en raison de l’ingestion de drogue », et cinq autres ont été placées en détention. – Sanctions plus sévères – Les autorités se sont empressées de prendre des mesures de sécurité après que des milliers de fêtards ont convergé vers un complexe de 10 000 hectares répartis dans plusieurs villages et se sont donné rendez-vous via des services de messagerie cryptés. Les organisateurs ont exhorté les participants à s’abstenir d’allumer du feu, de creuser ou de ramasser des objets. « Je ne savais pas que le terrain était miné », a déclaré à l’AFP un participant à la fête. « Bien sûr, cela enlève un peu de sérénité, mais on est prudent », explique un professeur des écoles de 36 ans venu de Bretagne avec quatre amis. Dimanche en début d’après-midi, certaines scènes étaient vides et de nombreuses personnes étaient parties, a constaté un journaliste de l’AFP. Après avoir rencontré les résidents locaux, Nuñez a déclaré aux journalistes que le défi des organisateurs ne ferait que renforcer leur détermination à interdire de tels événements. Il a déclaré que le gouvernement s’efforcerait de « réprimer plus efficacement » les rassemblements illégaux que « le public ne comprend pas ». « Nous devons renforcer les sanctions pour garantir qu’une telle chose ne se reproduise plus », a-t-il déclaré, ajoutant que 600 amendes avaient déjà été infligées. Nuñez a également déclaré que ceux qui assisteraient à la fête seraient condamnés à une amende pour avoir pénétré dans des sites militaires et participé à des rassemblements illégaux. « Malheureusement, pour le moment, ces crimes ne sont punis que comme des délits mineurs », a déclaré le ministre. En avril, la chambre basse du Parlement français a approuvé un projet de loi prévoyant des peines de prison pouvant aller jusqu’à six mois pour les personnes directement ou indirectement impliquées dans l’organisation ou la promotion de rave parties sans licence ou interdites. La participation à l’organisation de tels événements est définie au sens large comme « la diffusion d’informations pratiques ». Le ministre a déclaré que les autorités ont enregistré 337 événements musicaux illégaux en 2025, attirant généralement environ 300 participants, et que 4 % d’entre eux comptaient plus de 1 000 spectateurs. ave-ban-as/pdw

