Le boom de l’IA a alimenté des dizaines de nouvelles startups et créé une nouvelle classe de milliardaires. Cela a également entraîné une grave pénurie de puces mémoire – un composant essentiel pour les modèles d’IA gourmands en calcul – qui, selon certains, pourrait persister jusqu’en 2027.
Cette ère de RAMageddon n’est pas seulement un problème d’entreprise. À mesure que la demande augmente et réduit l’offre, les prix augmentent et se répercutent sur les consommateurs. Le PDG d’Apple, Tim Cook, a averti il y a à peine une semaine que les augmentations de prix de ses produits étaient inévitables.
Mais au milieu de cette lutte à la Mad Max pour les puces mémoire, certaines entreprises sortent en tête. Micron, le plus grand fabricant américain de puces de mémoire informatique – avec une capitalisation boursière de 1,2 billion de dollars – en fait partie.
La société a publié ses résultats du troisième trimestre après la fermeture des marchés mercredi, et les résultats ont fait grimper les actions de plus de 13 %. Les revenus ont quadruplé pour atteindre 41,45 milliards de dollars par rapport à la même période de l’année dernière. Le bénéfice de l’entreprise, quant à lui, est passé de 1,88 milliard de dollars à 28,2 milliards de dollars sur un an.
La société basée dans l’Idaho a également donné des perspectives positives aux investisseurs, prévoyant un chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre compris entre 49 et 51 milliards de dollars.
Les bons résultats arrivent la même semaine où Micron a signé un accord pour fournir au laboratoire d’IA Anthropic des puces de mémoire et de stockage. Micron a également révélé qu’elle avait participé au cycle de financement de série H d’Anthropic, sans toutefois révéler le montant de son investissement.

