Le groupe de défense des droits numériques, l’Electronic Frontier Foundation (EFF), a intenté une action en justice jeudi contre l’administration Trump pour la prétendue surveillance par le gouvernement des médias sociaux des personnes vivant légalement aux États-Unis.
La poursuite affirme que le gouvernement utilise l’IA et d’autres méthodes pour surveiller les publications sur les réseaux sociaux de pratiquement tous les non-citoyens qui se trouvent légalement aux États-Unis et avec un visa valide, ainsi que de nombreuses personnes ayant obtenu le statut de résident permanent. Le gouvernement américain, selon ces allégations, recherche des postes exprimant des opinions que le gouvernement actuel désapprouve.
Le procès indique que la liste des messages interdits comprend ceux qui critiquent le gouvernement, la culture américaine et les États-Unis ; qui expriment un soutien antisémite/pro-palestinien, y compris un soutien aux manifestations universitaires sur la question ; ceux qui rationalisent ou prennent à la légère le meurtre de Charlie Kirk ; ou qui critique l’administration Trump ou ses actions.
L’EFF affirme également que le gouvernement menace les non-citoyens de sanctions, notamment la révocation de leurs visas pour le confinement de l’immigration.
Le procès fait référence à des publications sur le compte X du Département d’État. Cela inclut le fil de discussion actuellement épinglé documentant les visas que le ministère a révoqués suite à des commentaires sur Charlie Kirk.
La plainte a été déposée devant le tribunal de district américain du district sud de New York au nom du syndicat de l’automobile, du syndicat des enseignants et du syndicat des travailleurs de la communication.
La plainte de l’EFF affirme que ces actions punitives, ainsi que la surveillance « basée sur les points de vue » elle-même, constituent une violation illégale de la liberté d’expression des membres de ces syndicats.
Le procès complet peut être consulté ici.

