L’industrie de la fintech est entrée dans l’ère moderne en partant de quelque chose de plus profond qu’une simple bonne technologie. La crise financière mondiale de 2008 a créé une crise de confiance. Cette crise a mis en évidence la nécessité d’une plus grande transparence pour des millions de consommateurs et d’entreprises. La Fintech, une nouvelle génération de sociétés de services financiers, a comblé cette lacune, en promouvant non seulement l’efficacité et la réduction des coûts, mais également la transparence et l’accessibilité.
Cette approche a donné de vrais résultats. Le Fonds monétaire international a constaté que la finance numérique augmente non seulement l’inclusion financière, mais conduit également à une croissance plus élevée du PIB, contribuant ainsi à créer un système financier mondial plus équitable.
Le secteur de la fintech est désormais en pleine maturité, comme en témoigne le succès des forums industriels tels que le Singapore Fintech Festival et la Hong Kong Fintech Week. Le problème a changé. La question n’est plus de savoir si la fintech peut perturber. Ce qui compte, c’est de savoir si les fintechs peuvent instaurer suffisamment de confiance pour gérer et déplacer l’argent mondial et exploiter tout le potentiel du secteur.
Je crois que nous sommes maintenant à un tournant critique. Le potentiel de la fintechLes entreprises, la société et l’économie dépendent toutes de la confiance des citoyens afin d’attirer davantage de personnes et leurs finances dans le système.
C’est maintenant ta plus grande chance
La Fintech est au milieu d’une ère rapide, avec une efficacité et une personnalisation basées sur l’IA, des paiements décentralisés instantanés et des expériences de gestion de patrimoine entièrement numériques sur le point de devenir une réalité, des capacités qui étaient inimaginables il y a à peine dix ans.
Une relation de confiance de base a déjà été établie. À titre d’exemple, les nouvelles technologies ont considérablement réduit le besoin d’argent liquide dans toutes les tranches d’âge dans de nombreuses économies, voire pas du tout, au point de ne plus exister.
Mais passer de la confiance en une plateforme pour effectuer un simple paiement à celle pour gérer son épargne retraite est un grand pas en avant. À mesure que la technologie devient plus puissante et plus personnelle, la confiance devient de plus en plus le gardien d’une adoption ultérieure. Cette responsabilité accrue élèvera les normes de confiance dans un système financier complexe et fera pression sur les entreprises pour qu’elles soient transparentes.
À mesure que les algorithmes et la technologie deviennent plus sophistiqués, les clients doivent comprendre exactement comment les décisions sont prises, où leurs fonds sont stockés et comment leurs données sont utilisées. Si la fintech ne parvient pas à combler le fossé entre ces progrès rapides et une information et une éducation claires et sans jargon, l’adoption massive échouera.
La limite ne vient pas de la technologie elle-même, mais du manque de confiance du public, qui limite en fin de compte le potentiel du secteur à améliorer sa santé financière et son caractère inclusif.
Après tout, une crise de confiance peut anéantir des décennies de travail en quelques jours seulement. Pensez à la crise bancaire de la Silicon Valley en 2023. La confiance doit être consciemment intégrée à toutes les couches de la plateforme.
Instaurez la confiance dans votre modèle commercial
Dans les secteurs où les relations avec les utilisateurs sont principalement numériques, la confiance doit se construire à travers le design. Pour ce faire, une plateforme fintech moderne doit reposer sur trois piliers non négociables :
Premièrement, les sociétés de technologie financière doivent maintenir l’accès à leurs services ouvert. Les plateformes doivent réduire les barrières traditionnelles à l’entrée telles que les prix minimums élevés, les processus complexes et les frais de rachat anticipé, afin que personne ne soit exclu de la création de richesse.
Deuxièmement, la plateforme doit fournir des conseils aux utilisateurs. La confiance financière vient de la clarté et non d’options infinies. Les plateformes doivent combiner la simplicité numérique avec la réassurance et l’expertise humaine, le cas échéant.
Chez Syfe, nous nous sommes toujours efforcés de mettre l’expertise humaine au premier plan, par exemple en fournissant une gestion discrétionnaire des portefeuilles gérés par des experts internes, et nous l’avons complétée par la technologie pour atteindre une portée maximale. Les mises à jour personnalisées du cours des actions basées sur l’IA sont un excellent exemple de ce processus en action.
Les Fintechs doivent également accroître leurs connaissances financières, ce qui reste un défi majeur même sur les marchés développés. En prenant Singapour comme exemple, Fidelity International a constaté que seuls 22 % des résidents avaient confiance en leur capacité à investir leur argent. L’éducation et l’information sans jargon sont des ingrédients essentiels pour permettre aux individus de se bâtir un meilleur avenir financier.
Enfin, les plateformes fintech doivent être abordables. Cela envoie un signal clair : vous ne réussirez que si vos clients réussissent. Dans un secteur où les frais cachés peuvent miner la confiance, la rentabilité garantit que la technologie peut étendre l’accès sans exploiter les clients.
Placer la confiance au cœur des affaires est la seule stratégie de croissance durable, et pas seulement une position morale. Les clients qui se sentent responsabilisés et en sécurité sont plus susceptibles de recommander vos services à d’autres, de résister aux fluctuations du marché et de continuer à adopter de nouveaux produits.
Les impératifs de la prochaine décennie sont clairs. Pour que la fintech puisse tenir sa promesse de démocratiser l’accès à de meilleurs résultats financiers, la confiance doit devenir un principe organisateur des entreprises. Cela nécessite des investissements, de la patience et le courage d’échanger des perturbations à court terme contre une confiance à long terme. La confiance sera la mesure la plus difficile à gagner, mais elle sera aussi la plus importante.
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