
Les expéditions de pétrole et de gaz passant par le couloir protégé par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz ont montré des signes de reprise dimanche, un jour après qu’une série de navires ont fait demi-tour et détours inexpliqués dans ce couloir énergétique crucial.
Six cargos pétroliers et gaziers ont été observés naviguant dans le chenal près de la côte d’Oman. Ce ne sont que des observables, et on sait que de nombreux navires naviguent avec leurs transpondeurs éteints pour éviter toute détection numérique. Les marines occidentales continuent d’insister sur le fait que même si le trafic se poursuit, le risque de menace est « important » et que le centre du détroit est miné. Deux autres petits pétroliers ont quitté le golfe Persique en direction de l’Iran.
Les marchés pétroliers surveillent ce qui sort d’Ormuz, un défi d’autant plus difficile que les navires tentent d’éviter l’attention de l’armée iranienne lors de leurs allées et venues. Vendredi et samedi, au moins huit navires ont été vus faisant demi-tour alors qu’ils naviguaient le long de la route maritime d’Oman. Quatre des navires ont ensuite quitté le détroit, se dirigeant vers le nord en direction de la route iranienne.
Au moins un camion-citerne parmi ceux qui ont fait demi-tour semblait tenter une nouvelle traversée dimanche, passant au-dessus de la pointe de la péninsule de Musandam à Oman. Un autre transporteur de produits avait déjà emprunté la même route et avait ouvertement indiqué ses intentions, diffusant désormais sa position dans le golfe d’Oman.
Certains choisissent de traverser dans l’obscurité et apparaissent soudainement une fois sortis de la voie navigable. Un transporteur de brut Suezmax est apparu dimanche dans le golfe d’Oman après sa dernière diffusion depuis le golfe Persique samedi.
Il n’y a pas eu d’explication immédiate pour les navires qui ont rebroussé chemin vendredi et samedi, mais l’Iran a répété à plusieurs reprises que les navires ne devraient transiter par le détroit que par les routes désignées et autorisées par la République islamique. Le Groupe de liaison navale n’a pas encore commenté ce revirement soudain, mais le Centre conjoint d’information maritime a réitéré dimanche que les forces iraniennes continuent de harceler les navires.
Selon les données de Kpler, 19 navires ont traversé le détroit d’Ormuz dans les deux sens samedi, mais un seul a ouvertement signalé un retour le long de la côte omanaise. À titre de comparaison, vendredi, le décompte le long de l’itinéraire était de 13. Ce décompte n’inclut que les passages à niveau observés, et les chiffres peuvent changer à mesure que nous voyons de plus en plus d’intersections sombres franchies sans transpondeurs allumés.
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Pendant une grande partie de la guerre, plusieurs navires tentant de quitter le golfe Persique via Ormuz ont signalé par radio des avertissements des forces iraniennes qu’ils ne devaient pas naviguer sans la permission de Téhéran. L’Iran a ouvert le feu sur certains navires en transit.
Les compagnies pétrolières peinent à rouvrir le port d’Ormuz. Leur volonté de prendre le risque de traverser cette voie navigable étroite est essentielle à la normalisation du marché pétrolier, qui se remet d’une crise historique de quatre mois.

