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La rédactrice en chef du FT, Roula Khalaf, a choisi ses histoires préférées dans cette newsletter hebdomadaire.
Le propriétaire de Gucci, Kering, est sur le point de conclure un accord pour vendre sa division beauté à L’Oréal pour environ 4 milliards d’euros, alors que son nouveau directeur général vise à relancer le groupe de marques de luxe en difficulté.
Cette potentielle vente, confirmée par des sources proches du dossier, marquerait un revirement pour la société cotée à Paris, qui cherchait auparavant à développer son activité beauté en interne.
Il s’agit également de l’une des premières mesures de restructuration majeures prises par le nouveau directeur général Luca de Meo, qui a succédé au constructeur automobile Renault en septembre avec pour mission de redresser l’entreprise en difficulté.
La décision de créer la division beauté de Kering plutôt que de la céder sous licence à un partenaire a été une décision stratégique majeure prise en 2023 par l’ancien directeur général François-Henri Pinault, qui est également président du groupe.
L’initiative a conduit à des acquisitions importantes, dont un accord de 3,5 milliards d’euros pour racheter le parfumeur Creed.
La vente potentielle de la division beauté de Kering à L’Oréal a été annoncée pour la première fois par le Wall Street Journal. Kering a refusé de commenter. L’Oréal n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
L’Oréal, leader du secteur, possède des dizaines de marques, de Maybelline à Prada en passant par la licence beauté de Saint Laurent. Un accord permettrait à L’Oréal de développer de nouvelles lignes de cosmétiques et de soins pour les marques Kering telles que McQueen et Bottega Veneta.
La licence beauté de Gucci, la plus grande marque de Kering en termes de chiffre d’affaires et de bénéfices, est sous contrat avec Coty jusqu’en 2028.
Kering est l’un des plus grands groupes de produits de luxe au monde, mais les performances de Gucci ont chuté ces dernières années, le laissant derrière ses pairs.
Kering a émis plusieurs avertissements sur résultats l’année dernière en raison de la stagnation des résultats et des changements de direction. Les ventes de Saint Laurent, la deuxième marque du groupe, ont également diminué au cours des derniers trimestres.
Au premier semestre de cette année, les ventes de Kering ont chuté de 15 % en termes réels et sa marge opérationnelle a chuté de 470 points de base sur un an, à 12,8 %.
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DeMeo est désormais chargé de superviser le redressement tout en réduisant la montagne de dettes du groupe, qui a atteint 9,5 milliards d’euros en juin grâce à une série de transactions coûteuses et d’achats immobiliers.
Le cours de l’action Kering a augmenté de 30 % au cours de l’année écoulée, lui conférant une capitalisation boursière de 38 milliards d’euros.
« Nous devons continuer à réduire notre dette et, si nécessaire, rationaliser, restructurer et repositionner certaines de nos marques », a déclaré DeMeo aux actionnaires en septembre.
Le dirigeant italien a passé sa carrière dans l’industrie automobile, soulevant des questions sur la manière dont cette expérience se traduit dans le monde des produits de luxe.
Au cours de son mandat chez Renault, qui a débuté en 2020, DeMeo est reconnu pour avoir renforcé la gamme de produits du constructeur automobile, réduit les coûts et contribué à presque doubler le cours de son action avant son départ soudain.


