
À une époque d’incertitude économique et de changements réglementaires, le One Big Beautiful Bill Act (OBBBA) offre des opportunités remarquables aux entrepreneurs et aux investisseurs débutants. Parmi ses dispositions figure une refonte majeure des règles sur les actions qualifiées pour petites entreprises (QSBS), des changements qui pourraient changer radicalement l’avenir financier d’innombrables fondateurs.
Quoi de neuf dans QSBS ?
QSBS est depuis longtemps un outil précieux pour les fondateurs et les investisseurs, leur permettant d’exclure de l’impôt sur les plus-values le montant le plus élevé entre 10 millions de dollars ou 10 fois leur coût de base lors de la vente d’actions éligibles dans une société C nationale détenues depuis plus de cinq ans, si certaines conditions sont remplies. L’OBBBA renforce ce cadre en augmentant la limite par émetteur de 10 millions de dollars à 15 millions de dollars, ajustée en fonction de l’inflation, pour les QSBS émis après le 4 juillet 2025.
Des exclusions partielles encore plus transformatrices seront introduites à partir de la troisième année, permettant aux fondateurs et aux investisseurs d’accéder aux exclusions plus tôt qu’auparavant. Pour les QSBS émis à compter du 4 juillet 2025, les bénéfices éligibles peuvent être exclus sur la base suivante :
Cette approche étape par étape est particulièrement importante dans les marchés en évolution rapide d’aujourd’hui, où la capacité de pivoter et de s’adapter peut faire la différence entre le succès et l’échec. Les fondateurs disposent désormais de plus de flexibilité pour planifier leur sortie avec la certitude qu’ils disposent d’options qui ne leur étaient pas disponibles auparavant.
Plus grand plafond, plus grande opportunité
Auparavant, seules les sociétés C nationales dont l’actif total était inférieur à 50 millions de dollars pouvaient émettre des QSBS. L’OBBBA augmente ce seuil à 75 millions de dollars, ouvrant ainsi la voie à davantage d’entreprises pour bénéficier de ces avantages fiscaux. Cette évolution est peut-être essentielle pour les start-ups et les petites entreprises, qui peinent souvent à attirer les investissements dans un environnement concurrentiel. OBBBA permet aux fondateurs de développer leur entreprise plus efficacement en permettant des entrées de capitaux plus importantes tout en conservant des avantages fiscaux.
L’augmentation du plafond offre non seulement des avantages fiscaux accrus, mais permet également de nouvelles stratégies de mobilisation de capitaux, de planification de sortie et de structuration d’entités. Les entreprises qui dépassaient auparavant la limite de 50 millions de dollars mais qui sont désormais inférieures au seuil révisé peuvent recommencer à émettre des QSBS jusqu’à ce qu’elles dépassent à nouveau la limite ajustée en fonction de l’inflation. Ce changement représente une opportunité stratégique pour les entreprises d’attirer les investisseurs et les employés et de stimuler la croissance.
En dessous de la limite : une planification intelligente est essentielle
L’OBBBA comprend également plusieurs dispositions qui permettent aux entreprises de réduire l’assiette fiscale de leurs actifs et de continuer à émettre des QSBS plus longtemps en dessous de la limite d’actif total corrigé de l’inflation de 75 millions de dollars. Pour les entreprises axées sur la recherche, l’un des changements clés est la dépréciation immédiate des coûts nationaux de recherche et d’expérimentation en vertu de l’article 174A. À partir de 2025, ces coûts seront entièrement déductibles d’emblée, ce qui réduira la base d’actifs et maintiendra un bilan allégé. De plus, le rétablissement de l’amortissement du bonus de 100 % permettra aux entreprises de gérer plus facilement leurs niveaux d’actifs et d’étendre davantage l’éligibilité au QSBS.
Choisir la bonne structure : C Corp vs Passthrough
Bien que l’OBBBA augmente considérablement l’attractivité des QSBS, il est important de noter que ces avantages ne s’appliquent qu’aux actions émises par des sociétés C nationales. Cela signifie que les fondateurs doivent soigneusement réfléchir aux compromis entre la création d’une société C et le choix d’une entité intermédiaire telle qu’une LLC ou une société S. Les sociétés C sont soumises à une double imposition. La première fois se fait au niveau de l’entreprise sur les bénéfices et la deuxième fois lorsque ces bénéfices sont distribués aux actionnaires sous forme de dividendes. En revanche, les entités intermédiaires ne sont généralement confrontées qu’à un seul niveau d’impôt, ce qui peut être plus efficace dans certains scénarios.
Cependant, comme de nombreuses startups ne distribuent pas leurs bénéfices dès le début, la double imposition des sociétés C est moins préoccupante au départ. En fait, les résultats optimaux pour les QSBS incluent souvent des bénéfices non distribués qui sont imposés à un taux d’impôt sur les sociétés inférieur, suivis par l’exclusion des plus-values si la vente est structurée comme une transaction sur actions. Cette stratégie nécessite une planification minutieuse, mais peut entraîner d’importantes économies d’impôt pour les fondateurs et les investisseurs.
Appel à l’action pour les fondateurs
Plus qu’un simple ajustement fiscal, les réformes QSBS incluses dans l’OBBBA constituent une impulsion stratégique permettant aux fondateurs de repenser leur façon de se développer, de lever des capitaux et de planifier leur sortie. Toutefois, ces avantages ne viennent pas automatiquement. Les fondateurs doivent s’adapter de manière proactive aux nouvelles règles, évaluer la structure de leur entreprise et planifier avec précision. Pour ceux qui le font, les récompenses peuvent être substantielles. Des plafonds plus élevés, des suppressions progressives et une éligibilité élargie créent un terrain fertile pour l’innovation et la croissance. Dans un environnement économique difficile, l’OBBBA apporte un soutien rare. Les entrepreneurs intelligents peuvent profiter de ce vent favorable pour bâtir des entreprises plus fortes et plus résilientes.
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