New Delhi (Inde), 31 octobre (ANI) : L’organisme industriel India Fintech Foundation (IFF) a écrit au ministère des Finances pour avertir que plus de 80 % du volume des transactions de l’interface de paiement unifiée (UPI) est actuellement traité par seulement deux fournisseurs d’applications tiers (TPAP). Le groupe appelle à des interventions politiques pour empêcher la concentration systémique et garantir une concurrence équitable au sein du canal de paiement numérique le plus important d’Inde.
IFF a déclaré dans la lettre que la structure actuelle présente des « risques systémiques de concentration » qui pourraient étouffer l’innovation et la concurrence à terme. Il a appelé le gouvernement à prendre des mesures correctives pour uniformiser les règles du jeu pour les petites entreprises et maintenir la diversité au sein de l’écosystème.
L’IFF a proposé un plafond de 10 % sur les paiements incitatifs UPI pour les banques qui prennent en charge un seul TPAP, encourageant ainsi les banques à s’associer avec plusieurs fournisseurs plutôt que de trop s’appuyer sur une application dominante. Le groupe a également recommandé de restructurer les programmes d’incitation UPI et RuPay afin de mieux soutenir les sociétés fintech émergentes et les nouveaux entrants sur le marché.
L’IFF a souligné les implications plus larges et a souligné la nécessité d’adopter une vision stratégique et à long terme de l’infrastructure de paiement numérique de l’Inde. UPI est devenu un atout numérique national et doit rester résilient, compétitif et inclusif, indique le rapport. Le groupe a averti que la concentration du pouvoir de marché va à l’encontre des principes fondateurs de l’UPI que sont l’ouverture, l’interopérabilité et l’innovation partagée.
Les recommandations de l’IFF interviennent dans un contexte d’appels croissants à une plus grande participation à l’écosystème UPI. Bien que quelques acteurs dominent actuellement les volumes de transactions, les principaux TPAP tels que Paytm, Amazon Pay, etc. continuent d’ancrer l’innovation, de stimuler l’adoption par les commerçants et d’élargir les cas d’utilisation aux paiements peer-to-peer, au commerce basé sur QR et au crédit sur UPI.
La National Payments Corporation of India (NPCI) avait annoncé qu’elle plafonnerait la part de marché de TPAP à 30 % en 2020 pour éviter tout contrôle excessif, mais sa mise en œuvre a été reportée à décembre 2026. Les observateurs du secteur affirment que ce retard approfondit le duopole et accroît la nécessité d’un réajustement réglementaire. Ils affirment que l’intervention de l’IFF exerce une nouvelle pression sur les décideurs politiques pour qu’ils agissent avant que la concentration du marché ne s’installe.
Si elles sont adoptées, les mesures proposées par l’IFF pourraient aider les petites entreprises de technologie financière à s’implanter plus solidement et à favoriser une concurrence saine, l’innovation et la résilience des systèmes dans le paysage florissant des paiements numériques en Inde. UPI continue d’établir des références mondiales en termes d’échelle et de déploiement, et garantir un accès équitable au marché est essentiel pour soutenir la prochaine phase de croissance. (Ani)
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