
La Monnaie américaine produit actuellement une pièce de 1 dollar représentant le visage du président Donald Trump, à l’occasion de la célébration cette année du 250e anniversaire de l’Amérique, a annoncé mercredi le département du Trésor.
Le dessin final de la pièce a été approuvé plus tôt cette année par l’American Board of Fine Arts, dont les membres ont été nommés par le président Trump, mais la version publiée mercredi diffère légèrement de celle approuvée. La chose la plus remarquable est que cette pièce n’est pas en or massif. Il a une finition dorée. Sa sortie est prévue cet automne.
« En commémoration du 250e anniversaire de l’Amérique, la Monnaie va commencer à frapper cette nouvelle pièce d’or d’un dollar pour honorer notre héritage durable de liberté et nos symboles durables de patriotisme », a annoncé le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, lors du X Show. « Cette pièce représentant le président Trump célèbre la force des valeurs américaines et la promesse d’une nation vouée à protéger la liberté pour tous. »
bataille juridique
L’avers de la pièce représente le président Trump portant un costume et une cravate. Les arcs « LIBERTÉ » en haut, « 1776-2026 » en bas et « IN GOD WE TRUST » est au centre. Un dessin précédent de la 250e pièce commémorative montrait le président Trump debout sur un bureau de détermination, le poing levé.
La pièce a atterri en tandem avec une décision connexe et plus controversée visant à inclure la propre signature du président Trump sur les billets de banque. Le département du Trésor a annoncé en mars que les nouveaux billets porteraient la signature de Trump aux côtés de celle de Bessent, remplaçant la signature du secrétaire au Trésor qui figurait sur la monnaie américaine depuis environ 165 ans. Les premiers billets de 100 dollars portant la signature du président Trump ont commencé à être distribués aux alentours du Jour de l’Indépendance.
La loi fédérale interdit que l’image d’une personne vivante apparaisse sur la monnaie américaine. Le département du Trésor a fait valoir que la loi de 2020 sur la refonte des pièces de collection en circulation, promulguée pendant le premier mandat du président Trump, donne à l’administration une marge de manœuvre pour faire une exception pour le quintenaire.
James Ricker, un résident de l’Oregon, a déposé une plainte auprès du tribunal de district américain de l’Oregon fin mars, agissant sans avocat, pour empêcher Trump, Bessent et d’autres responsables d’autoriser le Bureau de gravure et d’impression à émettre des billets de banque à l’effigie d’un président en exercice. Une partie de l’affaire concerne l’article 31 du Code américain, qui régit ce que le secrétaire au Trésor peut et ne peut pas faire en ce qui concerne la conception des pièces de monnaie. Le secrétaire au Trésor a un pouvoir discrétionnaire sur l’image, mais il est tenu d’inclure « In God We Trust » et « Liberty » au recto et « United States of America », « E Pluribus Unum » et la dénomination au verso.
Ce n’est pas la première fois qu’un nouveau design de pièce de monnaie attire l’attention du public, en particulier dans le cadre d’opérations gouvernementales normalement silencieuses comme la Monnaie américaine. Plus tôt cette année, la branche d’olivier a été retirée du dessin de la pièce à dix sous.
Le Congrès adopte sa propre approche sur cette question. Le représentant Jimmy Gomez a présenté un projet de loi qui interdirait à la signature d’un président en exercice d’apparaître sur des devises ou des titres, mais il faudrait qu’il soit adopté et signé par les deux chambres du Congrès pour bloquer le changement. Les sénateurs Elizabeth Warren et Jeff Merkley ont séparément pressé M. Bessent dans des lettres d’avril sur les raisons du changement de signature.
L’opinion publique est devenue sceptique. Un sondage d’avril réalisé par The Economist et YouGov a révélé que 59 % des adultes s’opposaient au remplacement de la signature du secrétaire au Trésor par celle du président Trump, tandis que 24 % le soutenaient et 18 % étaient indécis.

